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Quand la mer est loin...

 
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Addaa
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Localisation: Partout ou la débauche s'étale comme de la confiture...

MessagePosté le: Mar 18 Mai - 03:32 (2010)    Sujet du message: Quand la mer est loin... Répondre en citant

Mercredi 12 mai, 07h30 du matin, Mer du Nord.


Addaa sangla les dernières pièces de sa tenue, son harnais dans son dos, portant son fusil à la crosse en thorium, lisse et froide, sa ceinture de voyage ou pendaient diverses sacoches en cuirs, ses genouillères, ses bottes en tissus à la semelle de cuir souple, son capuchon qu’une fibule d’argent simple liait à sa longue cape en peau de loup et lui tombant au milieu des mollets. L’elfe ajusta son lourd sac sur ses épaules, enfila ses gants en cuir, qu’elle resserra à l’aide des cordons puis lâcha un profond soupire, vérifiant que les deux sabres ceignaient bien ses hanches, inoffensifs dans leurs fourreaux épais. Addaa empoigna d’une main sûre son fouet, qu’elle accrocha à sa ceinture et noua autour de son buste une réserves de cartouches en plombs.

« Shanduore a besoin d’aide »
Les paroles d’Alawnn raisonnaient encore à ses oreilles, profondes, rendues sifflantes par son ton inquiet, préoccupé, comme un sifflet d’alarme timide. Addaa glissa une main sur son front, nerveuse, les sourcils froncés et gronda:
« - Mais qu’est c’qu’ell’ peut foutr’ aux Berceaux… »

Il s’était passé quelque chose. Elle songeait à une douleur entière, un désespoir planant, aussi sombre et opaque que les flots silencieux du Nord. Elle aimait sa confiance, elle aimait sa vaillance, sa nature de silence, de subtilité visible ; tout ce qu’elle-même n’était pas. Elle savait son amitié avec l’elfe timide, lointaine et proche à la fois, aussi douce qu’une caresse et se sentait un lien avec elle. Elle n’était pas de l’équipage, elles se voyaient peu, elles ne savaient presque rien l’une de l’autre, laissant les douleurs trop intenses planer au dessus d’une tranquillité, d’un apaisement savoureux, à des moments rares et recherchés. Mais Addaa l’aimait. En silence, avec une douceur inquiète, ne faisant pas la différence, ne voulant pas la faire, admirant sa dureté à la tâche, l’acceptation de ses actes déshumanisants, sous couverts d’une vigueur à se débattre avec ses capacités, pour atteindre le meilleur. La pirate sourit. Elles avaient des points communs plus nombreux que tous ne pensaient, des épreuves qui durcissent, qui font éclater la haine, la colère et la fureur de vivre, à n’importe quel prix, à n’importe quel sacrifices.
Addaa sentait en elle sa maladie, accrochée, lui griffant le cœur, grappillant des coins de sa mémoires, des morceaux de sa folie, l’âme déjà tâchée du sang corrompu du passé et savait sa verve au combat chuter parfois. L’elfe se voyait dégringoler, glissant lentement du pavé de l’espoir, pour s’enfoncer entre les lèvres de la douleur, le baiser glacial de la mort, si bien connu, abattait ses remparts et la nudité de son cœur la rendant bien plus haineuse. Et pour oublier ses mensonges, ceux qu’elle se construisait pour elle-même, elle aimait se donner au désespoir des autres, trouvant son réconforts au milieu des champs de batailles de l‘esprit, foulant la terre battue, gouttant à la peine comme à un mets exotique.

La pirate glissa son regard dans l’intérieur de sa cabine, matérialisation de son esprit, sourit, narquoise comme pour se moquer d’elle-même et attrapa la sphère de téléportations qui ne quittait jamais sa poche. Elle leva l’objet au niveau de ses yeux, trouvant dans la brume laiteuse et mouvant de son centre, son propre reflet. Addaa resta face à elle un moment, puis posa doucement sa main sur le sommet de la sphère, laissant la rune de transferts naître sous ses doigts. La brume s’agita, devint rouge, en l’enveloppant dans un épais brouillard de magie et ferma les yeux.

La seconde suivante, sa trace avait complètement disparue du rafiot.  


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MessagePosté le: Mar 18 Mai - 03:32 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Shanduore
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Inscrit le: 23 Mar 2010
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MessagePosté le: Mar 18 Mai - 10:44 (2010)    Sujet du message: Quand la mer est loin... Répondre en citant

Berceau de l’Hiver, auberge de Longuet
 
On ne peut pas dire qu’il fasse chaud, même une fois dans l’auberge.

D’un autre côté, ce serait hypocrite de s’en étonner, on sait bien que ça ne s’appelle pas Berceau de l’hiver juste pour déconner et qu’en fait il ferait 40 degrés à l’ombre. Les gobelins ont l’air aussi à l’aise ici que dans le désert en tout cas. Plus à l’aise que l’elfe de sang qui squatte toujours le même hamac depuis un petit bout de temps maintenant. Ça doit pas être très confortable d’ailleurs, d’autant qu’elle a l’air coincée dans la même position. C'est peut-être alors un lumbago, qu'elle tente d'apaiser en se berçant de manière mécanique. A première vue on dirait qu’elle est absorbée dans une grande réflexion, rien d'inquiétant en soi. Si ce n'est qu'elle en occulte tout le reste mais ça, ça arrive. Rien d'inquiétant non, pas de souffrance, pas de douleur, au contraire, une sérénitude douce et tranquille.

A quoi peut-elle bien penser ? Je dirais qu’elle ne pense à rien. Voire, qu’elle ne pense pas, tout simplement. On s’est laissé avoir par les apparences, mais tout cela ressemble trop à du vide. Une plongée dans un monde de calme, de silence et de vide. Ce petit monde ressemblait autrefois à une vaste plaine, toujours arrosée d’un soleil doux et blanc. Et il est resté égal à lui-même. Il n’y a pas un bruit d’insecte, ni d’oiseau. Juste le vent qui par saccade, vient froisser l’herbe, lancinant, évoquant un rythme frotté sur un tambour. Hypnotique, comme le balancement inconscient qu’il entraîne. Absorbant. Ici rien ne fait mal. Rien ne fait de bien non plus. Car il n’y a rien, ni personne. Juste ce calme plat. Incompétents, inadaptés, invalides, ce petit monde semble tout tracé pour eux. Tout y est simple.
 
Oh combien cette petite terre d’asile est rassurante pour venir y poser son souffle, y reposer ses sens, le temps de se ressourcer avant de devoir repartir, si l'on veut bien.

Rien d'inquiétant, en somme. Juste du petit rien, un petit bout de vide.


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Addaa
Equipage

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Inscrit le: 29 Juin 2009
Messages: 253
Localisation: Partout ou la débauche s'étale comme de la confiture...

MessagePosté le: Mer 19 Mai - 15:02 (2010)    Sujet du message: Quand la mer est loin... Répondre en citant

Gangrebois, Lundi 16 Mai


Addaa jura lorsqu’une brusque rafale de vent aux senteurs âcres, désagréable, vint lui souffler sur le visage et fronçant le nez, ramena le haut de sa chemise à col fermé sur son nez. Gangrebois restait une région plus qu’hostile ou les marques de la peste et du mal semblaient avoir modifier le cour entier de la nature, rendant les bêtes laides, à l’agressivité douloureuse, dans un endroits ou les humus baveux naissaient aux côtés des plantes. L’elfe ne quittait pas la route, sous le couvert des feuilles lugubres, immobiles, et savait que s’aventurer au-delà, fouler l’herbes et les soubassements qui bordaient le chemin, n’était pas prudent. Elle grogna, en pensant qu’il valait mieux rester en vie finalement. Addaa porta son regard sur les bas-côtés de la route, en surplombs, examinant d’un œil méfiant les buissons parfois animés de brusques sursauts, la lumière verte et agressive tombant sur elle, comme une brume de poison, en songeant que pourtant, sa frayeur avait été bien plus grande au Nord. La pirate frissonna légèrement, les sourcils froncés, les oreilles couchées sur son crâne, attentive.

L’idée de la mort lui avait semblée apaisante au début, puis la vue de ces corps, de ces choses, décharnées, pourrissantes et malades, avait réveillée en elle cette terreur de pourrir, de se dessécher lentement. Même si certains défunts, ressuscités ensuite, valaient le coup d’œil… Elle sourit légèrement, cachée sous sa chemise, en songeant au frère de Noirétoile. Une bombe ce type là, mais une bombe sans espoir pour elle, trop vivante; il semblait préférer les filles à l’article de la mort… Addaa soupira, chassant l’idée et ferma les yeux, les sens allumés, se laissant bercer par le claquement des sabots de son destrier squelette sur les cailloux.

La pirate se sentait pressée de voir Shanduore, qu’elle n’avait plus vu depuis quelques semaines déjà, même si l’idée de la voir se balancer sur un hamac miteux à Long guet la laissait perplexe. Peut être que le temps était venue de remettre le couverts, de parler à la rousse de la Mer, de l’équipage et de la Liberté… Addaa espéra que le Ronae se débarrasserais de cette fichue malédiction troll, dont elle était la cause. L’elfe soupira en pensant qu’elle n’était qu’une succession de catastrophes, bientôt complètement inutile au navire, se sentant coupable de leurs faire vivre des aventures qui mettaient leurs vies à tous en péril.
« Tu n’es qu’une tête de bois Addaa. Réfléchis avant d’agir » lui disait toujours sa mère, le regard sévère. Généralement, cette phrase se précédait d’une connerie et se terminait par une punition dure et méritée. Au final, avait-elle grandit ? N’était-elle pas toujours l’enfant méchante, lançant des cailloux à la tête des magistères, agressive, désobéissante, faisant le mur tous les soirs pour tremper ses pieds dans la fontaine de la place de l’épervier? N’était-elle pas toujours l’enfant solitaire et instable dont sa mère se plaignait ? Peut être…

Addaa ouvrit les yeux vivement, sortant de ses pensées mélancoliques, amers, pour voir naître devant elle le passage pour le Berceau de l’Hiver. Elle stoppa sa monture, sachant pertinemment qu’une ancienne querelle avec les Grumegueules, un malentendu idiot, ne lui permettrait de passer qu’en fonçant dans le tas. La caverne en était pleine, de ces ours évolués, marchant sur deux pattes et causant dans une langue paisible et guerrière. L’elfe sourit largement, hurla pour lancer le jeu qui lui grisait les sens et s’élança dans le passage à vive allure. Alors qu’elle disparaissait à l’intérieur, déjà poursuivit, son grand rire aigu, dément éclata dans la caverne, l’écho le rendant long et puissant.   


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Shanduore
Touriste

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Inscrit le: 23 Mar 2010
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MessagePosté le: Mer 19 Mai - 18:13 (2010)    Sujet du message: Quand la mer est loin... Répondre en citant

Berceau de l'Hiver, auberge de Longuet


- Salut toi.

Le sourire était faux. Et le salut qui allait avec aussi. S'il avait été honnête, il aurait été adressé à l'aubergiste. Et au couple d'humains qui prenait leur repas. Et au troll à l’entrée. Puis à l'orc qui passait nonchalamment son doigt dans les auréoles de bière apparues sur sa table... bref. Mais non. Personne n'avait eu droit à un bonjour, à part elle. Alors ça puait le faux bonjour, le bonjour avec son bonus-pack de sous-entendus.
-... ben alors... on n'est pas aimable. On peut pas dire bonjour ?

Nouveau vent. La nénette l'avait même pas regardé. Malgré son ton sucré.
C'est curieux mais c'est un kit qui va souvent avec son propre pack "bonjour à sous-entendus" ça, les vents en cascade et le "je fais semblant de pas te voir". Mais allez savoir pourquoi, c'était le vent de trop de sa journée. Non, il ne pouvait pas laisser passer ça.

- Dis-donc connasse, tu te prends pour qui ?
Il jeta un rapide coup d'oeil autour de lui, histoire de voir si l'assemblée était plutôt de son côté ou de celui de la gonzesse. Personne ne lui prêtait attention. Il prit ça pour un "avis neutre, fais ce qu'il te plaît et nous fais pas chier". Il ramena alors ses yeux sur l'elfe, un sourire mi-content mi-hargneux aux lèvres.
- Toi y'en as pas parler le Commun pétasse ? J'ai dit BONJOUR.

Il lui cracha les derniers mots en orc, à quelques centimètres de son regard mort. Là, c'était sûr qu'elle se foutait de sa gueule, elle n'avait pas réagi d'un pouce. La sale pute.
- J'vais t'apprendre le respect moi...
Il piocha dans sa poche. Oh. Le monsieur il a un tit couteau. Sûrement pour couper le saucisson. Il a du prendre le nez de l'elfe pour un nez de sanglier, ça arrive ce genre de chose. Il plongea donc sa main armée vers l'arrogant visage. Il laisserait pas passer.

C'est là où tout est allé très vite. Alors on va faire un petit ralenti. Même si je ne suis pas sûr d'avoir saisi exactement ce qui s'est passé. Le couteau n'était plus dans la main sitôt qu'elle s'était approchée. Il avait glissé et était tombé au sol, parce que les doigts de la main s'étaient tordus de douleur et l’avaient lâché. L'épais poignet semblait apparemment meurtri par la petite main fine, surgie dans un mouvement réflexe. Elle avait du appuyer juste là où il fallait. Et elle continuait la petite maligne. Parce que la douleur se répandait et que c’était l’homme entier maintenant qui se tordait en geignant, cherchant à s’éloigner de sa propre main, rampant sur le dallage.
 
- Conna…aaaaaaah !!
La seconde main de l'elfe s’était plaquée au creux de ses épaules, en bas de sa nuque et c'est là que le pouce délicat exerça une pression ciblée. Elle attendit, un temps indéterminé mais qui parut trop long. Avant que soudain les mains ne retournent à leur place. Lui il grimaçait, jurait à mi-mots, rampant vers la sortie.
 
- Va, va petit ver. Tu trouveras un autre trou plus loin…
Ricana le troll devant qui l’humain passait.
 
- Tout ça pour un bonjour.
L’orc venait de se lever sur ces sages paroles, il marcha lentement vers le hamac de l’elfe. On aurait juré qu’elle n’avait pas bougé. Il passa précautionneusement sa main devant ses yeux, ils étaient toujours vides. Si elle avait fait quoi que ce soit, en tout cas elle n’en avait pas l’air consciente. Il ramassa le couteau.
 
- Hum…
 
Il retourna s’asseoir et adressa à la gobeline inquiète un simple haussement d’épaules, rassurant.
 
- Bah. Ça devait être un réflexe.

- J'ai un ami tauren qui dort les yeux ouverts aussi.
Le troll sourit. L'orc essuya le couteau contre sa cuisse et se coupa une rondelle de saucisson.


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Addaa
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MessagePosté le: Jeu 20 Mai - 17:42 (2010)    Sujet du message: Quand la mer est loin... Répondre en citant

C'est en courant avec toutes ses forces qu'Addaa déboula du passage, haletante, souriante, les cheveux volants autour de sa tête comme une corolle rougissante, quatre grumegueules furieux collés à ses talons et brandissant d'épais bâtons de guerre. La pirate foula la neige, fit volte-face, rugit et fonça, sa hache en main, dans le tas, la soif de sang au cœur. Elle évita un grand coup de bâton puissant en direction de sa tête, en s'arc-boutant sur le côté, souplement en grondant, mais ne pu éviter le coup qui frappa son genoux. Déstabilisée, elle hurla, abattit sa hache sur ce qu'elle put atteindre, sectionnant un bras, le sang poisseux éclaboussant son bras et sa tunique, le hurlement de douleur de l'humanoïde emplissant ses oreilles avec délice. Elle éclata de rire alors que les camarades du blessé faisaient pleuvoir les coups sur elle, redoublant de rage en voyant le sang de leur frére tâcher la neige. La hache, inutile, vola à quelques mètres de l'elfe, la désarmant, tandis qu'Addaa, battue, l'échine courbée, se protégeait la tête de ses bras croisés, le nez en sang, la lèvre éclatée, les membres rigides et douloureux à chaque geste. Elle ferma brusquement les yeux, tendit le visage et hurla à pleins poumons. L'elfe se laissa tomber sur le côté brusquement, et s'immobilisa.

Les coups cessèrent. Les grumegueules parlaient entre eux, leurs langage aiguisé, chantant comme l'eau des rivières s'animait d'une violence, d'une implacable brusquerie. Un des leurs posa une question, une réponse gémissante et douloureuse lui répondant et l'elfe sentit qu'on se penchait sur son corps. Une patte brusque vint lui frapper l'épaule, elle ne réagit pas, semblant morte, le corps mou. L'ours au dessus d'elle lança une affirmation aux autres et se relevant, murmura ce qui semblait un ordre puisque les pas, lentement s'évanouirent, laissant l'elfe mourir dans la neige, comme elle le méritait.

Addaa resta immobile un instant. Les paupières closes, le visage souillé, écoutant le mugissement doux du vent glissant dans les feuilles au dessus d'elle, l'air glacé caressant son frond, le matelat blanc sous l'elfe lui paraissait confortable.
Et si ici, maintenant, elle se laissait aller ? Loin de tout, au creux de la neige, sous les arbres.... Elle ouvrit la bouche pour lâcher un soupire rauque, une brume vaporeuse s'échappant d'entre ses lévres au rythme de sa respiration paisible. Addaa songea à Norianna soudain, son visage enfantin, triste et douloureux derrière ses paupières accusateur et tourmenté. L'elfe ouvrit brusquement les yeux, face au ciel nacré et se secoua. Elle tenta de bouger, grimaça en se relevant péniblement, les jambes fragiles, son genoux de plombs la lança douloureusement, elle trébucha, se releva encore, décidée, têtue et jura doucement. Addaa avança difficilement vers sa hache, l'attrapa pour la rattacher à son harnais, son dos et ses articulations craquèrent ; elle gémit. Elle se sentit trébucher sous le poids de son corps, mais fronçant les sourcils, détachant sa gourde de sa ceinture et extirpant de sa poche une fiole ou brillait une poudre blanche, l'elfe fit couler la poudre dans le rhum,  lentement. D'un coup sec, elle avala le tout, grimaça, fit claquer sa langue contre son palais et sourit.

Parfait. Encore trois ou quatre heures de marches et Longuet dresserait sa silhouette devant elle. Addaa se mit doucement en route, la chaleur apaisante de l'alcool dans sa gorge et son ventre la soulageant légèrement. 


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